Posted on: 18 mars 2021 Posted by: Xavier Brou Comments: 0
emprunter sans apport personnel

Les établissements bancaires traitent au quotidien plusieurs demandes de prêt immobilier. Mais ce ne sont pas tous les dossiers qui obtiennent gain de cause. Le prêt demandé est généralement refusé aux emprunteurs qui ne pensent pas à faire un apport personnel. La réalité est que sans un petit effort financier de la part du demandeur du prêt, il est très difficile que la réponse de la banque lui soit favorable.

Prévoir un apport de 10 % au moins pour pouvoir emprunter

La certitude aujourd’hui est qu’il est très difficile d’obtenir un prêt auprès d’une banque sans apport. Dans un passé assez récent, les établissements bancaires n’hésitaient pas à financer 110 % de la valeur du bien, même quand le demandeur a mis de l’argent de côté. Ils préféraient prendre cette épargne et la placer. Mais ils ne fonctionnent presque plus de la sorte de nos jours. La quasi-totalité des banques demande systématiquement à l’emprunteur de faire au moins 10 % d’apport pour financer les frais liés à l’achat de leur bien. Aussi, elles préconisent qu’après l’opération, l’épargne résiduelle soit en moyenne de 5 000 euros afin de pouvoir faire face aux imprévus ou à un coup dur.

Comprenez donc que si votre apport est moins de 10 %, il n’est pas évident que vous ayez une suite favorable à votre demande de prêt. En 2020, 37 % des emprunteurs dont les dossiers ont été refusés sont des primo-accédants avec un apport moyen de 6 %. Cela est insuffisant pour les banques qui jouent la carte de la prudence. Pour elles, dans le contexte actuel, les risques de perte d’emploi sont élevés, ce qui ne favorise pas la revente rapide des biens. Alors qu’il faut se prémunir contre une baisse potentielle de la valeur du logement, d’où l’exigence d’un apport plus important.

Un apport de plus de 15 % à consentir pour bénéficier d’un bon taux

En général, les taux des crédits immobiliers accordés aux particuliers ne sont pas très intéressants. Toutefois, le constat fait est que les emprunteurs qui ont d’excellents dossiers bénéficient de belles décotes. À ces derniers, sont très souvent accordés des taux inférieurs à 1 % sur 20 ans, là où les emprunteurs les moins attractifs se retrouvent avec des taux allant jusqu’à 1,80 % sur la même maturité. Pour décrocher un bon taux, il faut simplement réaliser un apport de plus de 15 %. Si la somme d’argent que vous apportez est un peu consistante, le prêteur financera plus facilement le reste nécessaire à l’acquisition. Ce serait ainsi parfait d’aller jusqu’à 20 % d’apport personnel. Ainsi, la banque se chargera des 80 % restant et verra en vous un client qui accordera de l’importance au respect des remboursements.

Faire un bon apport personnel est à votre avantage. Si vous avez des difficultés pour y arriver, demandez à votre famille de vous aider.

Solutions pour remplacer l’apport personnel

Les banques sont assez souples face à certains profils d’emprunteurs. Par exemple, elles n’exigent pas d’apport personnel exorbitant aux primo-accédants qui sont à l’aube de leur vie professionnelle. Les banques ont confiance à ces jeunes travailleurs, car même s’ils viennent de faire leur entrée dans la vie active, la stabilité de leur situation professionnelle et de leurs revenus est suffisante pour qu’ils décrochent un crédit immobilier. En plus, il existe plusieurs solutions à leur disposition qui peuvent remplacer l’apport personnel. Les banques et certains organismes proposent aux primo-accédants des prêts complémentaires, appelés très souvent « prêts aidés ». Ils viennent compléter les prêts immobiliers classiques. C’est le cas du PTZ+, du prêt conventionné, du PAS et du crédit 1 % logement. Leur obtention est plus facile que celle d’un prêt classique. Notez que ces prêts aidés sont plafonnés et peuvent être accordés sous conditions de ressources. Il existe même des formules en destination des particuliers qui sont à la recherche d’un prêt immobilier sans apport.

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